Le Projet de Naissance

Qu'est-ce-que c'est

 

La naissance d'un enfant est un évènement très important dans la vie d'un couple. C'est pour cela que certains couples choisissent de mettre par écrit leurs souhaits pour le déroulement de la naissance prochaine de leur enfant.

Ce projet est ensuite présenté avant la naissance, à la sage-femme ou à l'obstétricien qui suit la grossesse pour être approuvé et ajouté au dossier, afin qu'il puisse être pris en compte.

Il comporte les choix des futurs parents sur les différentes étapes de l'accouchement, ainsi que les personnes présentes, le premier contact avec le bébé, les soins administrés etc…

 

Pourquoi faire un projet de naissance

 

Si dans certaines maternités le personnel est à l'écoute de la maman et du bébé, dans d'autres, le respect du patient n'est pas leur priorité. C'est pour ça, mais aussi pour que cette venue au monde soit préparée avec amour, que ces couples choisissent de faire un projet de naissance.

 

L'article L1111-4 du code de la santé publique stipule que «  Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. ». Cet article de loi, bien souvent oublié, prend toute sa valeur avec le projet de naissance. En effet, ça permet au couple de conserver un droit de regard sur les actes médicaux exercés sur la maman ou sur le bébé. Car toutes les pratiques effectuées en salle de naissance aussi bien sur la maman que sur le bébé, ne sont pas toujours utiles, et sont même parfois complètement déconseillées par l'OMS. Ce document ci-dessous classe les pratiques utilisées pendant l'accouchement, en différentes catégories selon que leur utilité a été démontrée ou pas. (Source : site internet de l'organisation mondiale de la santé).

 

« CLASSIFICATION DES PRATIQUES UTILISEES PENDANT UN ACCOUCHEMENT NORMAL

Le présent chapitre distingue quatre catégories de pratiques courantes dans la conduite d'un accouchement normal, selon leur utilité, leur efficacité et leur nocivité. La classification reflète les vues du groupe de travail technique sur l'accouchement normal. Les raisons de cette classification ne sont pas exposées ici; le lecteur est renvoyé aux chapitres précédents qui sont le résultat de la réflexion et des débats du groupe de travail, et qui reposent sur les meilleures preuves actuellement disponibles (les numéros des chapitres sont indiqués entre parenthèses).

 

CATEGORIE A :

6.1 Pratiques dont l'utilité peut être démontrée et qu'il convient d'encourager

  1. Plan individuel déterminant où et avec l'aide de qui l'accouchement se déroulera, établi avec la femme pendant la grossesse, et communiqué au mari/partenaire et, le cas échéant, à la famille (1.3).
     
  2. Evaluation des risques liés à la grossesse pendant les soins prénatals, et réévaluation à chaque contact avec le système de santé et au moment du premier contact avec le dispensateur de soins pendant le travail, et jusqu'à la fin du travail (1.3).
     
  3. Surveillance du bien-être physique et émotionnel de la femme pendant tout le travail et l'accouchement, et à l'issue du processus de la naissance (2.1).
     
  4. Boissons proposées à la parturiente pendant le travail et l'accouchement (2.3).
     
  5. Respect du choix éclairé de la femme quant au lieu de la naissance (2.4).
     
  6. Fourniture de soins pour le travail et l'accouchement au niveau le plus périphérique où l'accouchement soit possible et sûr et où la femme se sente en sécurité et en confiance (2.4, 2.5).
     
  7. Respect du droit de la femme à l'intimité sur le lieu de l'accouchement (2.5).
  8. 8. Soutien empathique des dispensateurs de soins pendant le travail et l'accouchement (2.5).
     
  9. Respect du choix fait par la femme des compagnons présents pendant le travail et l'accouchement (2.5).
     
  10. Fourniture aux femmes de toutes les informations et explications qu'elles souhaitent (2.5).
     
  11. Méthodes non traumatiques et non pharmacologiques pour soulager la douleur pendant le travail comme des massages et des techniques de relaxation (2.6).
     
  12. Surveillance fœtale avec auscultation intermittente (2.7).
     
  13. Usage unique des matériels jetables et décontamination appropriée du matériel à usage multiple pendant tout le travail et l'accouchement (2.8).
  14. Utilisation de gants pour le toucher vaginal, pendant l'expulsion du bébé et pour la manipulation du placenta (2.8).
  15. Liberté de choisir la position et de bouger pendant tout le travail (3.2).
     
  16. Encouragement à choisir une position autre que dorsale pendant le travail (3.2, 4.6).
  17. Surveillance attentive de l'évolution du travail, par exemple au moyen du partogramme de l'OMS (3.4).
     
  18. Administration prophylactique d'ocytocine au troisième stade du travail chez les femmes présentant un risque d'hémorragie de la délivrance, ou qu'une spoliation sanguine même légère peut mettre en danger (5.2, 5.4).
     
  19. Stérilité des instruments utilisés pour sectionner le cordon (5.6).
     
  20. Prévention de l'hypothermie du bébé (5.6).
     
  21. Contact dermique précoce entre la mère et l'enfant et encouragement à commencer l'allaitement au sein dans l'heure qui suit la naissance, conformément aux directives de l'OMS sur l'allaitement au sein (5.6).
     
  22. Examen systématique du placenta et des membranes (5.7).

 

CATEGORIE B :

6.2 Pratiques qui sont à l'évidence nocives ou inefficaces et qu'il convient d'éliminer 

1. Recours systématique au lavement (2.2).

2. Rasage systématique du pubis (2.2).

3. Infusion intraveineuse systématique pendant le travail (2.3).

4. Pose systématique de canules intraveineuses à titre prophylactique (2.3).

5. Utilisation systématique de la position dorsale pendant le travail (3.2, 4.6).

6. Toucher rectal (3.3).

7. Utilisation de la radiopelvimétrie (3.4)

8. Administration d'oxytociques à tout moment avant l'accouchement de façon que leurs effets ne puissent être maîtrisés (3.5).

9. Utilisation systématique de la position gynécologique avec ou sans étriers pendant le travail (4.6).

10. Efforts de poussée soutenus et dirigés (manœuvre de Valsalva) pendant le deuxième stade du travail (4.4).

11. Massage et étirement du périnée pendant le deuxième stade du travail (4.7).

12. Utilisation de comprimés oraux d'ergométrie au troisième stade du travail pour prévenir ou arrêter une hémorragie (5.2, 5.4).

13. Administration systématique d'ergométrine par voie parentérale au troisième stade du travail (5.2).

14. Lavage utérin systématique après l'accouchement (5.7).

15. Révision utérine systématique (exploration manuelle) après l'accouchement (5.7).

 

CATEGORIE C :

6.3  Pratiques sur lesquelles on ne dispose pas de preuves suffisantes pour les recommander fermement et qu'il convient d'utiliser avec précaution tandis que les recherches se poursuivent. 

1. Méthodes non pharmacologiques utilisées pour soulager la douleur pendant le travail, comme les plantes, l'immersion dans l'eau et la stimulation nerveuse (2.6).

2. Amniotomie précoce systématique pendant le premier stade du travail (3.5).

3. Pression sur le fond utérin pendant le travail (4.4).

4. Manœuvres visant à protéger le périnée et à gérer la tête du fœtus au moment du dégagement (4.7).

5. Manipulation active du fœtus au moment de la naissance (4.7).

6. Administration systématique d'ocytocine, tension légère sur le cordon, ou combinaison des deux pendant le troisième stade du travail (5.2, 5.3, 5.4).

7. Clampage précoce du cordon ombilical (5.5).

8. Stimulation du mamelon pour augmenter les contractions utérines pendant le troisième stade du travail (5.6).

 

CATEGORIE D :

6.4 Pratiques fréquemment utilisées à tort

1. Interdiction d'absorber aliments et liquides pendant le travail (2.3).

2. Traitement de la douleur par des agents systémiques (2.6).

3. Traitement de la douleur par l'analgésie épidurale (2.6).

4. Monitorage électronique du fœtus (2.7).

5. Port de masques et de gants stériles par la personne aidant à l'accouchement (2.8).

6. Touchers vaginaux répétés ou fréquents, spécialement par plusieurs dispensateurs de soins (3.3).

7. Accélération par l'ocytocine (3.5).

8. Transfert systématique de la femme en travail dans une autre pièce au début du deuxième stade (4.2).

9. Sondage de la vessie (4.3).

10. Encouragement à pousser dès le diagnostic de dilatation complète ou presque complète du col, avant que la femme éprouve elle-même le besoin de pousser (4.3).

11. Observance stricte d'une durée stipulée pour le deuxième stade du travail, une heure par exemple, si l'état de la mère et du fœtus est bon et si le travail progresse (4.5).

12. Extraction instrumental (4.5).

13. Utilisation courante ou systématique de l'épisiotomie (4.7).

14. Exploration manuelle de l'utérus après l'accouchement (5.7).  » 

 

Le projet de naissance contribue aussi à une préparation complète de la venue au monde de l'enfant, pour qu'elle reste un moment inoubliable.

Comment s'y prendre

Une fois les renseignements nécessaires pris, il faut le mettre par écrit. Il est judicieux d'en avoir plusieurs exemplaires, de façons par exemple à en mettre un dans son propre dossier de grossesse pour le présenter si nécessaire le jour de l'accouchement. Il faut ensuite le présenter à la sage-femme, ou à l'obstétricien qui suit la grossesse, pour qu'il soit ajouté au dossier. Malheureusement, en France, les projets ne sont pas toujours bien acceptés. Il faudra parfois être amené à « négocier » certains points pour que ce « contrat » soit accepté par le soignant. En effet, malgré que dans d'autres pays européens et francophones (Grande Bretagne, Suède, Norvège, Canada…) soient favorables au projet de naissance, de nombreux soignants en France y sont réticents. Mais l'évolution des mentalités, aussi bien du côté des femmes qui reprennent possession de leur accouchement, que des obstétriciens qui acceptent de laisser la nature reprendre ses droits sur l'accouchement.

Cependant, une fois le projet accepté, un véritable accord est créé entre le couple et le médecin, et ce contrat sera respecté dans la mesure où la santé de la maman et du bébé n'est pas en danger.

 

Exemple de projet de naissance

Vous pouvez vous inspirez de ces projets pour constituer le votre. Nous sommes à votre disposition pour vous y aider.

 

Projet de naissance de Céline et Régis,
entièrement respecté par la maternité fin août 2005.

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Pourquoi ce projet ?

Après une 1ère naissance, mal vécue sur certains aspects (très peu d'accompagnement de la sage femme car trop de naissances en même temps, immobilité totale à cause du monitoring permanent, forceps, enlèvement de mon fils quelques minutes après l'accouchement pour les 1er soins), je souhaite pour cette nouvelle naissance, que l'on prenne en compte mes différentes volontés citées ci-dessous.

Voici mes souhaits pour les différentes phases de mon accouchement :

Pendant le travail :
· Je souhaite être accompagné de mon mari ainsi que d'une Doula, Charlotte tout au long de mon accouchement.
· Je souhaite pouvoir être mobile pendant le travail, pouvoir marcher à mon aise jusqu'au dernier moment.
· Je voudrais pouvoir prendre une douche si j'en ressens le besoin.
· Je ne souhaite pas que la poche des eaux soit rompue artificiellement.
· Je ne souhaite pas que le travail soit accéléré par l'injection d'ocytocine.

Naissance :
· Je ne souhaite pas que l'on pratique une épisiotomie.
· Je voudrais pouvoir choisir la position que je jugerai être la plus adéquate au moment de l'expulsion de bébé.
· Je voudrais que la salle d'accouchement soit calme et qu'il y ait le moins possible de personnes présentes afin de préserver notre intimité.
· Je ne souhaite pas de ventouse ou forceps sauf si la vie de mon bébé en dépend.
· J'aimerais que mon bébé soit mis sur mon ventre dès sa sortie pour une mise au sein rapide.
· Je souhaite que les 1ers soins (bain, pesée, mesures, etc.…) soient remis à plus tard afin que je puisse le garder sur moi et éviter dans la mesure du possible l'utilisation de sondes, sauf en cas d'extrême nécessité.

Source : http://doulas.info/projet.php

 

 

En voici un autre :

 

ENTRE : Mme M., Mr. M.
ET : Mrs, Mmes les sages femmes, médecins, puéricultrices,

Date théorique de l'accouchement : 05/08/2005

Au préalable de l'accouchement, nous vous remercions de bien vouloir prendre connaissance de ce projet, afin d'être informés de nos désirs.

Conduits par la grossesse de notre premier fils à une réflexion sur les diverses procédures d'accouchement, nous avons fait des choix quant au déroulement de cette prochaine venue.

NOUS VOULONS ETRE RESPONSABLES DE CET EVENEMENT ET LE VIVRE PLEINEMENT LE PLUS NATURELLEMENT POSSIBLE.
NOUS RECONNAISSONS QUE DES CIRCONSTANCES ADVIENNENT OU LES CONNAISSANCES DE L'EQUIPE MEDICALE PUISSENT ETRE VITALES.

Avant toute intervention, nous voulons être informés de façon détaillée des raisons et effets possibles ainsi que des risques que présentent les thérapies proposées, afin de nous laisser choisir ce qui nous conviendrait le mieux ; avant d'entamer ensemble l'aventure de l'accouchement, nous vous présentons notre projet point par point et nous vous remercions par avance de nous accompagner.
Nous espérons que vous l'accepterez, et que nous pourrons ensemble établir une relation de confiance.

Suivi de grossesse

- Je souhaite que le suivi de grossesse soit réalisé par la sage femme libérale Geneviève G., vacataire ici.

- En l'absence de contractions inquiétantes, je ne souhaite pas subir de touchers vaginaux ou de séances de monitoring pendant la grossesse


Accueil lors de l'arrivée

- Je souhaite être accompagnée de mon mari et de ma sage femme et ce pendant toute la durée de l'accouchement.

- Je souhaite être installée avec mon mari, ma sage femme Geneviève G., éventuellement mon fils, dans une pièce agréable et calme

- Je désire garder la possibilité de me restaurer, de me désalterer, de pouvoir prendre une douche chaude, d'écouter de la musique, de chanter

- Je désire pouvoir me déplacer librement, voire sortir du service, et adopter les positions qui me conviendront

- Plutôt qu'un monitoring en continu, je préfère une auscultation intermittente

- Je ne souhaite pas avoir d'intraveineuse.

Au premier stade du travail

L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé ) le traduit par la dilatation du col jusqu'à l'arrivée du désir de poussée et/ou de la dilatation complète.
- Je voudrais pouvoir créer une ambiance que je jugerai appropriée dans la salle de travail : lumière tamisée, musique douce et calme.

- je souhaite un minimum de touchés vaginaux (maximum toutes les 4 heures, comme recommandé par l'OMS) par un minimum de personnes (la même sage femme, du début à la fin, si aucun changement de garde n'intervient.),

- je n'accepte aucun stagiaire,

- je désire bénéficier de toute ma mobilité, être libre d'aller et venir, de me doucher, d'être dans ma chambre, de prendre différentes poses

- dans le respect de mon envie, je souhaite m'alimenter et pouvoir boire,

- je ne désire aucune perfusion (ocytocique, glucose…), ni même de voie d'accès,

- j'accepte avec plaisir le soutient empathique de la sage femme, ses conseils pour soulager la douleur des contractions, sa présence, son soutient, sa tendresse …,

- je souhaite pouvoir m'exprimer (cris, chant etc...) librement dans la gestion de ma douleur et ce sans remarque désagréable,

- mon intimité et ma dignité devront être respectées,

- je ne souhaite pas avoir recours à l'analgésie péridurale (si je la demande rappelez-moi ceci et également les effets néfastes qu'elle peut avoir sur mon enfant et moi), par contre des bains, de l'acupuncture, de l'homéopathie, du soutient….seront les bienvenus,
- Dans tous les cas, si j'y ai recours, je souhaite bénéficier d'une péridurale déambulatoire,

- dans la mesure où ma grossesse et mon accouchement sont physiologiques, je ne veux pas de monitoring continu. Je préfère une surveillance du rythme cardiaque de bébé par intermittence et qui ne m'immobilisera pas (comme préconisé par l'OMS),

- je ne souhaite aucune accélération de mon accouchement, de quelque façon que ce soit et refuse la perfusion d'ocytocique (non recommandé par l'OMS pour un travail physiologique), la poche des eaux ne sera en aucun cas percée artificiellement,

- je dois pouvoir aller aux toilettes librement.


Au deuxième stade du travail

L'OMS le caractérise par l'envie de pousser et/ou par la dilatation complète.

- je refuse la sonde urinaire (au premier stade j'aurai probablement été uriner, sinon tant pis),

- je pousserai suivant mon instinct (poussée expulsive spontanée : soufflante) et sans blocage de respiration,

- je refuse la pression sur mon ventre (utérus) pour expulser bébé,

- je désire accoucher dans la position de mon choix : debout, assise, accroupie etc...Je privilégie les poses verticales

- si la péridurale ne me permet pas la pose verticale, je souhaite accoucher assise en bord de table, ou allongée sur le côté .Cependant, je refuse les étriers,

- le personnel médical sera limité à la sage femme dans la mesure où la naissance se déroule sans problèmes,

- je refuse catégoriquement l'épisiotomie et ce même en cas de déchirure probable (pour cela je m'appuie sur les études de l'OMS).

- Lors de la phase d'expulsion, s'il y a progrès et que le bébé et moi sommes en bonne santé, je ne souhaite pas qu'on intervienne (instruments ou injection d'ocytocine), même si la durée semble plus importante que la norme

- Je souhaite avoir accès à des informations claires en cas de survenue de difficultés, et que chaque décision soit prise en concertation avec ma sage femme, mon mari et moi même

- Je souhaite une lumière tamisée.


Au troisième stade du travail

L'OMS le définit par le décollement et l'expulsion du placenta.

- je désire que cette phase soit le plus naturelle possible sauf en cas d'hémorragie,

- je ne veux pas d'expression abdominale,

- je ne veux pas de tension sur le cordon,

- je ne veux pas d'ocytocique,

- dans la mesure où tout va bien, même si la délivrance tarde, je ne veux aucune médicalisation. Je préfère l'attente et les méthodes douces (telle que mettre bébé au sein pour provoquer des contractions),

- le cordon ne devra pas être clampé (ou uniquement quand le cordon aura fini de battre),

- je refuse l'exploration de la cavité utérine systématique. Je la refuse également si c'est une partie des membranes qui manque (et non une partie du placenta).


L'accueil du nouveau né


Dans la mesure où notre bébé va bien :

- je désire le garder sur moi autant que je le souhaite,

- je refuse qu'on l'aspire (désobstruction des voies respiratoires), sauf en cas d'absolue nécessité

- je refuse les gouttes dans les yeux et tout acte médical inutile,
- Je ne veux qu'aucune substance (médicaments, vaccin, alimentation, vitamines, eau sucrée ...) ne soit administrée à mon bébé, autre que mon lait maternel

- je refuse qu'il sorte de la pièce même accompagné de son papa,

- la pesée sera faite quelques temps (heures) après, un moment où j'accepterai de m'en « séparer un peu », de même que pour la température puisque de toute façon il sera collé à mon corps et réchauffé par celui-ci,

- la taille sera mesurée quelques jours après la naissance (évitant ainsi de l'étirer),

- le bain ne sera pas donné le jour de la naissance ou alors par moi même/ le père quelques heures après,

Le processus de rencontre devra être respecté et l'intimité de ce moment prise en compte.
Dans l'hypothèse où le déroulement de l'accouchement (césarienne) ne me permet pas de garder bébé, le papa ou l'accompagnant le fera. Cependant, dès ma demande, mon bébé devra m'être emmené. Si l'état de mon enfant nécessite des soins, le papa l'accompagnera dans cette épreuve, ainsi que moi même, selon mon état.


Le père

Mon mari sera présent tout le long de l'accouchement.
Sous aucun prétexte il ne doit lui être demandé de sortir, même en cas de césarienne.


La césarienne

Je souhaite avoir accès à des informations claires et aux véritables motivations d'une césarienne et que la décision soit prise en concertation avec ma sage femme, mon mari et moi-même.

- Si la césarienne est réellement nécessaire (condition vitale), je désire :
- Je souhaite que mon mari soit présent, ainsi que ma sage femme

- être consciente grâce à une anesthésie locale (exemple rachianesthésie),

- ne pas avoir les mains attachées afin de pouvoir attraper mon bébé si celui-ci va bien,

- que le champ opératoire soit baissé, vers la fin, pour accueillir bébé dans des conditions similaires à la voie basse citée plus haut.

- Je ne veux pas que l'on soit séparés si son état de santé est bon


En cas de problème de santé chez le bébé après sa naissance

Je souhaite avoir accès à des informations claires en cas de maladie ou anomalie, et que chaque décision soit prise en concertation avec ma sage femme, mon mari et moi-même

Je veux que la proximité mère enfant soit maintenue au maximum, ou du moins que la présence du papa soit maintenue en permanence auprès du bébé


L'allaitement

Aucune substance ne sera administrée à mon bébé, le lait maternel sera sa seule nourriture.

- le bébé sera allaité à la demande,

- je dois pouvoir avoir les renseignements adaptés et le cas échéant joindre la leche league ou le réseau des marraines d'allaitement,

- être épaulée pour une mise au sein difficile,

- pouvoir tirer mon lait et lui donner ou en cas d'impossibilité direct qu'il lui soit administré par le papa ou le personnel soignant.



Hospitalisation

Je souhaite :

- que le père, le frère , puissent nous rendre visite sans restriction d'horaire,

- que le père puisse rester même de nuit,
- avoir une chambre individuelle.


Le départ

Je souhaite dans la mesure où l'accouchement s'est bien passé :

- quitter la maternité quelques heures après l'accouchement, le jour même

- être suivis, mon bébé et moi même, par ma sage femme libérale à notre domicile,

- que vous me fournissiez les documents à signer pour cela dès que je vous les demande (décharge).


Enfin, dans la mesure du possible, nos souhaits quand à la naissance doivent être respectés.

Nous rappelons que selon l'article L 1111-4 du code de la santé publique :
« Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment ».
En rapport avec cet article de loi, nous demandons, même en cas de problème, à avoir un minimum d'explications et à rester des interlocuteurs.

Toutefois, il reste évident qu'en cas de réel danger vital pour le bébé et/ou pour la mère, la santé prime et l'équipe médicale fera son possible pour le/la/les sauver.

Nous espérons cependant que la naissance en ce cas ultime de danger, pourra garder une part d'humanité, de respect, de considération et dans la mesure du possible, de non séparation.